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Bretagne

1 de la vie      2 de la terre     3 Tenir sa langue    4 Larbre des animaux

L'origine des êtres vivants

Les plus sûres traces de vie ont entre 3 et 3,5 milliards d'années. Évidemment, elles sont vagues, floues et imprécises. Mais, et c'est là le problème, elles évoquent déjà une vie  organisée comme  l'est celle de nos bactéries d'aujourd'hui, qui, contrairement à une légende, ne sont pas plus «_primitives_» que vous et moi.  Tout ce qu'on peut en dire, c'est que la vie est apparue AVANT. Mais sous quelle forme et comment_? Nul ne le sait.

On ne le sait pas  mais ça n'empêche pas les chercheurs d'imaginer  des processus intéressants pour conduire à la vie. Le problème à résoudre est le suivant_: comment des  matières aussi inertes qu'un caillou ont pu donner naissance à des êtres vivants formés de cellules, capables de se reproduire_?
Tous les êtres d'aujourd'hui sont faits des mêmes molécules au carbone (les protéines, les ADN, le glucose...) agencées à peu près de la même façon dans des cellules. On suppose donc que tous ont un ancêtre commun propriétaire de ces  caractéristiques. Cet ancêtre commun a été baptisé LUCA, the Last Universal Cell Ancestor. Son âge_? Quelque part entre 4 et 3,8 milliards d'années.
LUCA ne devait pas être seul. D'autres choses plus ou moins vivantes existaient sans doutes, certaines donneront les virus (à moins que les ancêtres des virus ne soient aussi, ceux des êtres cellulaires!), d'autres, rien du tout.  Mais peut-être que les êtres d'aujourd'hui ne sont pas issus d'un seul ancêtre, mais de plusieurs qui seraient associés ?
Mais revenons au problème de base_: l'apparition de matière biologique dans un monde purement minéral. Des tas d'expériences ont tenté de faire apparaître ces molécules  à partir de divers mélanges. Aucune n'est vraiment convaincante (soit que les ingrédients aient peu de chance d'exister sur Terre, soit qu'il faille des conditions improbables).  Par contre l'étude des comètes et des météorites a montré qu'elles enfermaient une bonne part des molécules au carbone que l'on trouve dans les êtres vivants -ou, au moins, des composés assez proches.  La vie serait-elle venue du ciel_? Ô miracle_! En fait ce ne fut sans doute pas plus miraculeux qu'un caillou qui roule vers le bas d'une pente. on a en effet estimé qu'il tombe environ 500 tonnes de carbone par an (sous forme de petites molécules enfermées dans les météorites ou les comètes).  À la période de l'apparition de la vie, il tombait 1000 fois plus de cailloux célestes. Autant dire donc, que la jeune planète fut gorgée de molécules prêtes à devenir  biologiques.

Les conditions ont fait que des associations entre molécules avaient toutes les chances de se faire, par simple application des lois physiques, et une fois engagées, elles allaient s'auto-entretenir, en sélectionnant à chaque fois les  transformations les plus efficaces, ce qui est la caractéristique de base de la Vie. Par exemple, les ARN préhistoriques enfermés dans leur petite bulle de graisse se recopient tranquillement.  Dans une de ces bulles, un petit  groupe d'acides aminés est enfermé par hasard. En s'agglutinant à l'ARN,  ils en accélèrent le recopiage. Cette bulle grossit plus vite, se divise pour donner d'autres bulles plus rapides qui prennent peu à peu le pas sur les autres.
C'est ce genre d’événement qu'on peut s'amuser à imaginer, qui peuvent aboutir aux premières cellules. On ne saura sans doute jamais comment c'est arrivé, mais on trouvera toujours de  nouvelles hypothèses, de nouvelles théories pour s'en faire une idée.

Voici une petite animation pour évoquer ces débuts   (tirée du très bon site evolution of life, à visiter absolument.
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L'origine de la Terre

* La Terre est une enfant non pas du soleil, mais de la nébuleuse solaire, ce nuage de poussières qui a formé, il y a 4,6 milliards d'années (Ga) le système solaire, avec son étoile, ses planètes et leurs satellites.  

* Dans l'espace, les poussières s'agglutinent facilement entre elles. à partir d'une certaine taille,  le congglomérat devient assez massif pour attirer par gravité tout ce qui passe à côté.  C'est ainsi que se forment les planètes.

* Les chocs des météorites et des comètes s'écrasant sur la jeune Terre dégagent assez de chaleur pour faire fondre la roche. Les matières les plus lourdes s'accumulent vers le centre, formant le noyau.

* Peu à peu, la pluie de météores se calme, la surface se refroidit et durcit. Une croûte  se forme. des gaz échappés du manteau enveloppent la planète d'une atmosphère.

* Une petite planète a peut-être percuté la jeune Terre, liquéfiant sa surface et éjectant un lambeau de matière vers l'espace... La Lune!

* Une autre croûte s'est formée, une nouvelle atmosphère riche en azote et en gaz carbonique a enveloppé la planète.  la température a continué de baisser.

* La vapeur d'eau échappée des épanchements volcaniques ou des comètes venues s'écraser sur la Terre  s'est liquéfiée, couvrant toute la surface d'une couche d'eau. Quelques terres volcaniques  devaient déjà émerger de cet océan primitif. La température cesse de chuter grâce à l'effet de serre.
à partir de ce moment, les conditions deviennent favorable pour que la vie montre le bout de son n... de sa
 membrane!



Il fallait tenir sa langue!

TD'où venons-nous_? Voilà une grande et belle question que se posent des tas d'humains depuis des lustres. Et pendant des lustres, certains y ont répondu à peu près n'importe quoi.  Les grecs sentaient bien qu'il y aurait quelques bouts de réponses à chercher du côté des animaux, mais à défaut d'aller y voir de plus près, ils eurent la sagesse de penser qu'ils ne savaient pas tout. Aristote préféra poser comme principe que de toute façon, il n'y a avait pas eu de commencement.
La plupart des religions par contre, n'aimant guère le doute, donnaient des réponses toutes faites, ne s'embarrassant pas de prouver quoique ce soit. Il était même plutôt mal vu d'avancer d'autres propositions, comme put s'en apercevoir le malheureux Lucello Vannini, un italien qui eu la langue arrachée pour avoir très vaguement suggéré une parenté entre l'homme et le singe au XVIIème siècle.

Le siècle suivant, s'il fut des lumières, n'éclaira pas vraiment les humains quant à leurs origines.  Quelques savants ou philosophes ( mais à cette époque ont avait le droit d'être les deux sans se faire lyncher par les uns ou les autres) tentèrent tout de même d'apporter quelques idées nouvelles, et surtout débarrassées de l'idée trop facile d'un horloger qui aurait tout créé tout seul avec ses petits doigts.
Maupertuis, un aventureux breton, après avoir vérifié que la Terre était bien aplatie aux pôles (soutenant en cela les thèses de Newton, encore peu prisées de ce côté de la Manche – hé!ho_! On allait pas laisser un rosbif dicter ses lois universelles, non mais_!) s'ingénia à étudier de près des cas d'hérédité humaine un peu bizarre, comme la polydactylie le fait d'avoir plus de cinq doigts à chaque main.  Il suggéra ainsi que des caractères héréditaires nouveaux pouvaient apparaître, et se transmettre de générations en générations. Ceci pouvait expliquer comment la vie a pu devenir si foisonnante de diversité... en remontant le temps, on pouvait même imaginer qu'à l'origine, n'existait qu'une vie simple et monotone qui aurait... hélà_! Il va où, ce mécréant_? Il veut connaître l'enfer du bûcher ou quoi_?  Pas fou, Maupertuis publia ses thèses sous un faux nom. On  ne savait jamais...
Diderot, dont on a  fêté parait-il le tricentenaire (mais comme ce n'est pas un joueur de foot , on n'en parle pas trop, s'agirait pas de perturber les esprits) Diderot donc, proposa lui aussi des idées intéressantes, suggérant une évolution des êtres vivants au cours du temps -et, subséquemment, de l'être humain. Il envisageait une  continuité entre les êtres, de l'amibe à l'Homme. Pour lui tout était fait de la même matière et avait donc une origine commune. La matière originelle ne faisant qu'exprimer dans les êtres vivants sa "sensibilité" naturelle. Bref, si nous étions là, c'était parce que ça correspondait aux lois de la nature, et pas à une fabrication par un Grand Mamamouchi.
Personne ne voulait prêter l'oreille (ou alors en cachette).
Lamarck, en 1805, expliquait qu'on ne pouvait guère expliquer la vie autrement que par l'évolution. On le railla.
Et puis, tel Zorro, darwin est arrivé...





L'arbre des animaux



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